Usine Parker

 

L’ancienne Usine Parker est à l’origine une manufacture genevoise de dynamo-électriques pour véhicules, créée sous le nom de Magnetos Lucifer en 1912 à Carouge. Elle a ensuite été reprise dans les années 80 par Parker Hannifin, le géant américain dans le domaine des transports, de l’énergie et de l’aérospatial. L’établissement, qui a conservé le nom de Parker Lucifer, est resté en activité jusqu’au courant de 2017 où elle a définitivement fermé ses portes, suite à un plan social.

Le site a été racheté par la société Bricks AG qui a signé en mars 2019 un contrat de bail avec Ressources Urbaines afin qu’une partie de l’usine, environ 1100 m2 situés à l’arrière du bâtiment, soient mis à disposition à des tiers pour une durée de 34 mois (jusqu’en décembre 2021). L’ancienne usine devrait ensuite être détruite pour faire place à des logements et des surfaces de bureaux.

Des travaux de réaménagement vont être réalisés dans le courant de l’été 2019 pour créer 6 espaces pour les arts appliqués et des activités culturelles et sociales, 4 ateliers individuels et partagés pour des artistes ainsi qu’un commun, l’ensemble étant accessible par le parking du 30-50 Rue Jacques-Grosselin. Ces transformations ont été rendues possibles grâce au soutien de la FPLCE (Fondation pour la promotion de lieux pour la culture émergente).

Les espaces ont entre autre été attribués aux artistes Victor Roy, Julie de Torrenté, Valentin Dubois, Benoît Eccoiffier, Yusuké Yamamoto, Aline Morvan, Marius Schaffter, Bastien Gachet, ainsi qu’à un atelier de menuiserie pour personnes en réinsertion, au magasin de vêtements de seconde main Wood Friperie, au collectif de musiciens Ensemble Batida, au collectif de stylistes Hi Bye, au magasin de disques Bongo Joe Records, à la société de production de films et de projets multimédia Maison Suspecte, et à Forum Grosselin, qui est également partenaire de Ressources Urbaines pour le projet d’occupation temporaire de l’ancienne Usine Parker.

 

Le secteur sud-est de l’Usine Parker |
Photographie : Delphine Luchetta

Dans les ateliers de fabrication désaffectés de l’Usine Parker |
Photographie : Delphine Luchetta

L’entrée du secteur sud-est du bâtiment à la Rue Jacques-Grosselin |
Photographie : Delphine Luchetta

Le bâtiment vu depuis le Chemin Faubourg-de-Cruseilles en 2019 |
Photographie : Delphine Luchetta

Le bâtiment vu depuis le Chemin Faubourg-de-Cruseilles vers 1950 |
Photographie : Archives OPS